Sunday Lazy Sunday

Publié le 15 Février 2015

Il est dix heures et demie du matin en ce glorieux dimanche post-Saint Valentin et j’ai dû allumer toutes les lampes dans mon appart pour avoir un peu de lumière. Dès que je croise une affiche pour 50 nuances de Grey dehors, j’ai envie de vomir. Même au bout de six lessives consécutives, j’ai l’impression que ma pile de linge sale ne diminue pas. Au petit-déjeuner (il y a quinze minutes), j’ai terminé ma tablette de Côte d’Or chocolat noir/noisettes et le paquet de Pims, résultat il n’y a plus rien à manger dans l’appartement. Ça veut donc dire que je vais devoir sortir, dehors, là où il fait froid, là où il y a d’autres gens, là où il se passe des choses. Affronter le monde extérieur le temps d’aller acheter des pâtes au Franprix. Ça me paraît un effort incommensurable.

Parfois, j’ai des phases où j’ai l’impression que ma peau rougit comme celle du homard, devient tendre et crue et cesse de me protéger. Tout m’agresse, je n’ai plus la force de résister, tout me touche et me fait du mal, j’absorbe tout ce qui est négatif autour de moi comme une sorte de super Etoile noire (pas trop sûre de ma métaphore pour le coup, mais poursuivons). Heureusement, au bout de 28 ans d’existence, je me connais bien et je sais repérer mes phases de transformation en crustacé bientôt bouilli. C’est là que j’enclenche mes coping mechanisms, comme disent nos amis anglais : mes mécanismes pour faire face à cette situation. Je vous en fais part ici même, juste au cas où :

La musique

Non, je ne suis pas devenue Nicoletta. Mais la musique, c’est magique et ça fonctionne à tous les coups. Le postulat de base est simple : il est tout simplement impossible d’être sérieusement triste en écoutant de la musique de merde. Essayez de pleurer sur du Patrick Sebastien ou du Vengaboys, c’est impossible. Donc, dès que je sens venir la déprime aiguë, paf, je mets mes écouteurs et je lance le générique de Ghostbusters à fond dans mes oreilles. I ain’t afraid of no ghost. Mon cerveau, désarçonné, oublie que ça ne va pas et se met malgré tout à faire bouger ma tête en rythme. J’enchaîne avec le Jerk et c’est bon, la crise est cette fois oubliée.

La bouffe

Bon, pas de recette miracle ici, j’imagine que je ne vous apprends rien. Ça marche moins à tous les coups, la bouffe, parce qu’on peut facilement se sentir mal après, notamment si on a trop mangé (un menu Golden XXL de chez MacDo par exemple, à tout hasard). Mais s’il y a des trucs qui te font vraiment plaisir, comme un petit baklava tout collant de miel ou une bonne plâtrée de pâtes lardons/sauce tomate, eh bien feu vert pour passer en cuisine/au magasin. Ce n’est peut-être pas bon pour ton corps (et encore), mais c’est bien pour ton moral, alors pas de quartier !

Les séries

La joie de démarrer une toute nouvelle série qui est trop super, et de savoir qu’il reste encore une bonne vingtaine d’épisodes à regarder. Il y a un aspect très réconfortant dans les séries télé : la récurrence des personnages. Ils sont là, ils t’attendent, tu t’attaches à eux d’épisodes en épisodes, ils deviennent comme une deuxième famille ou un nouveau groupe de potes. Ça m’apporte toujours beaucoup de réconfort quand je passe par exemple une journée de merde au boulot, de me dire que le soir je vais pouvoir regarder un épisode de ma série préférée du moment. Bon, là, pas de chance, j’ai pas grand-chose à regarder. Idées bienvenues – je suis preneuse !

La nidation

Toi, ton lit, ton frigo, ta couette. Pas un bruit autour de toi, à part celui de l’ordinateur ou de la télé. Un bon bouquin à tes côtés. Des gens au bout du téléphone, mais pas plus près, pour te laisser respirer. Un thé tout chaud au caramel. Aucune contrainte, aucune obligation aujourd’hui. Une bonne grasse mat qui traîne en longueur, une sieste profonde qui dure plusieurs heures. Une couette moelleuse, une lumière douce. Une longue douche chaude, ou un bain qui s’éternise. Nina Simone ou Patsy Cline dans tes oreilles pendant que tu regardes la nuit qui tombe dehors depuis ton lit, allongé en étoile, le corps détendu, l’esprit aéré. Le dimanche.

Rédigé par Nombre Premier

Publié dans #Ma life

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Lilou 18/02/2015 17:09

Excellents, ces billets! Excellents!!!

Nombre Premier 18/02/2015 19:06

Un grand merci Lilou :)